1 000 médecins dans un module, c’est possible !

86 %des maires souhaitent renforcer l’offre de santé sur leur territoire, notamment pour lutter contre les déserts médicaux. Le concept de cabinet médical connecté mis au point par Algeco et Tessan apparaît comme une solution idéale. Il combine la souplesse du modulaire et l’efficacité de la télémédecine.

De nombreuses régions sont touchées par la désertification médicale malgré les politiques publiques mises en place. En dix ans, la France a perdu 7,3 %2 de médecins généralistes. Ce phénomène touche tous les territoires : depuis 2012, quelque 93départements ont vu leurs effectifs de médecins généralistes baisser.  

A la clé, pour les patients, des difficultés à obtenir un rendez-vous avec un généraliste ou un spécialiste (84%4 des Français ont déjà rencontré cette situation), un délai d’attente plus long pour consulter (65 jours en moyenne pour avoir accès à un médecin généraliste) voire plus de distance à parcourir pour rencontrer leur médecin.

Au sein même des départements, les inégalités d’accès aux soins sont très marquées entre les zones profitant du rayonnement de villes attractives et les autres. Louer, acheter ou bâtir un cabinet médical a en effet un coût non négligeable, sans assurance de retour sur investissement pour les praticiens qui s’installeraient dans ces secteurs.

Cette situation n’est pas une fatalité. Pour combattre les déserts médicaux, de nouvelles structures de santé voient le jour comme des cabinets médicaux partagés par des médecins aux différentes spécialités ou le développement de la télémédecine.

 

La télémédecine, une priorité du gouvernement

Là où il semble difficile de faire venir les médecins, la télémédecine a un grand avenir. Elle permet, grâce à une panoplie de solutions digitales (e-santé), de réaliser un diagnostic à distance pour de très nombreuses pathologies puisque 90% des actes d’un cabinet médical classique peuvent être réalisés en télémédecine. Son développement est fortement encouragé par les pouvoirs publics. La loi sur la téléconsultation, entrée en vigueur en septembre 2018, précise que tout patient peut bénéficier d’une téléconsultation, la pertinence de la prise en charge à distance plutôt qu’en présentiel devant être appréciée par le médecin. De plus, ce type de prestation est dorénavant remboursé par la Sécurité sociale.

Depuis l'application de cette nouvelle législation, de nombreuses plateformes spécialisées dans la téléconsultation sont apparues à travers le territoire. L'objectif du gouvernement étant de favoriser 500 000 consultations à distance pour 2019 et jusqu'à 1,3 million d'ici 2 ans.

 

Algeco et Tessan inventent le cabinet médical connecté

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Algeco et Tessan, une start-up spécialisée dans l’e-santé, se sont engagés dans la lutte contre les déserts médicaux. Les deux entreprises ont imaginé ensemble le cabinet médical modulaire. Il contient une salle d’attente et une ou deux cabines de téléconsultation, équipées de sept dispositifs médicaux connectés (stéthoscope, dermatoscope, tensiomètre, thermomètre…). Installable n’importe où, cette solution met en relation rapidement et à moindres coûts des patients et des médecins éloignés géographiquement. Le patient s’y rend sans rendez-vous et s’installe face à la borne. Il crée son profil en quelques clics puis demande à être mis en contact avec un médecin. Ce dernier le guide dans l’utilisation des appareils médicaux et établit son diagnostic. Il ne reste plus au patient qu’à récupérer son ordonnance et à se rendre en pharmacie.

 

 

 

1 Source : Baromètre « Regards et attentes des élus locaux sur leur territoire et son urbanisme », CSA pour Algeco –octobre 2019.

2 Source : Atlas de la démographie médicale, Conseil National de l’Ordre des médecins, 2018.

3 Source : « Santé : quelle politique publique contre les déserts médicaux ? », Vie-publique.fr, 27 mai 2019.

4 Source : Enquête « les Français et leurs attentes à l’égard des médecins », OpinionWay, 2016.

5 Source : Études et Résultats No 1085, Drees, ministère des Solidarités et de la Santé, ministère du Travail et ministère de l’Action et des Comptes publics, octobre 2018.

 
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