Notre projet : éduquer les enfants aux nouvelles valeurs de l’environnement

Ingénieur électronicien à la retraite, Jean-Pierre Bey a créé en 2009 avec sa fille Marie-Pierre, le soutien de la mairie d’Argelès « Enfants de la Mer » et le partenariat d’Algeco, un programme d’éducation au développement durable unique en France. Le projet s’appuie sur des expositions photographiques géantes en front de mer…

Comment est né le projet les enfants de la mer?

Ma fille, très impliquée dans l’écologie, connaissait Yann Arthus-Bertrand. Elle a eu l’idée de présenter ses expositions « Vivant » et « Vu du ciel », dont les vertu pédagogiques nous paraissaient formidables. La municipalité d’Argelès-sur-Mer a suivi, le projet Enfants de la Mer était lancé.
Le programme est progressivement devenu un rendez-vous important, soutenu par le conseil général des Pyrénées-Orientales et le conseil régional Languedoc-Roussillon. Il s’appuie surtout sur un vaste réseau de partenaires de toutes natures : des photographes, des enseignants, des universitaires scientifiques (l’Observatoire Océanologique de Banyuls/mer), d’autres festivals en France, toutes sortes d’associations ou fondations actives, et des entreprises, dont Algeco.

En quoi consiste-t-il aujourd'hui?

Désormais thématique, il se déroule d’avril à septembre. Son expression la plus visible reste des expositions de photos très grand format regroupées en plein air en 120 « tableaux » de 3 m2, présentés sur le front de mer. Des textes en français, anglais et catalan enrichissent les tableaux. Tout étant validé par des scientifiques. Aucune action n’est réalisée sans message de sensibilisation ou d’éducation.
Une école de l’environnement fonctionne dans le cadre d’un programme proposé aux enseignants et éducateurs. Des temps forts sont organisés pour le public : expos off, conférences, découvertes en mer, marchés à thèmes, cinéforum, etc. Au cœur de l’été, nous participons également à l’animation de la plage en organisant des jeux autour des expositions, du gaspillage alimentaire, du tri sélectif, etc.

 

À qui s'adresse aujourd'hui enfants de la mer?

À tout le monde : le concept vise à éduquer les enfants et à sensibiliser le public.
Les expositions touchent les Argelèsiens, les gens de passage et les touristes, offrant une vitrine à l’environnement local resté très naturel. Elles participent à l’image de marque de la région, qui souhaite promouvoir un tourisme proche de la nature.

 

Votre démarche a une résonance nationale : vous êtes présents dans de nombreuses expositions ou conférences; Pourquoi?

Enfants de la Mer se prépare à long terme. En dehors de la période estivale, nous recherchons de futurs intervenants et contributeurs. Beaucoup sont contactés lors de festivals de photographie animalière amis, comme celui de Montier-en-Der. Nos moyens n’étant pas illimités, nous démarchons également des mécènes potentiels et travaillons à rendre notre communication la plus intelligente possible dans l’éthique défendue.

 

Comment jugez-vous les retombées d'enfants de la mer?

L’objectif initial, pédagogique, reste déterminant. Nous sommes heureux d’entraîner progressivement des enseignants, des administrations locales et des scientifiques de terrain dans notre action. « Penser global, agir local », sensibiliser, fédérer et décloisonner : notre impact local devient visible. En 2015, de jeunes adultes qui avaient, participé, enfants, à l'édition 2009, ont entrepris un nettoyage de la plages du Racou, souillée par des tonnes de déchets à la suite d'inondations ayant touché la région... Belle récompense
Nous avons aussi la sensation d’avoir un impact sur les décideurs et les collectivités locales. À notre échelle, nous les sensibilisons aux questions environnementales, et cela se constate au travers d’une réflexion globale plus pertinente. Nous participons enfin à l’image de marque d’Argelès-sur-Mer, surnommée « la naturelle », et à la promotion de son littoral, prisé des touristes de l’Europe du Nord connus pour leur forte sensibilité écologique.

 

Penser global, agir local, sensibiliser, fédérer et décloisonner : l’impact local d’Enfants de la Mer devient visible.

Jean-Pierre Bey
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