Rencontre avec Brigitte Boully, technicienne finition : « J’ai appris à me faire respecter »

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Depuis plus de 25 ans, Brigitte Boully, technicienne de surface, apporte la dernière touche aux modules Algeco® avant qu’ils ne quittent le site d’assemblage de Saint-Amour pour rejoindre leur destination finale. Un métier dans lequel elle s’investit comme au premier jour.

La date de son entrée chez Algeco est restée gravée dans sa mémoire : le 25 octobre 1995. Alors âgée de 33 ans, Brigitte Boully est arrivée sur le site de Saint-Amour en contrat d'intérim. Sa mission : nettoyer les modules avant leur expédition au client. Le début d’une longue histoire, puisqu’à 59 ans, elle est l’une des plus anciennes salariées de l’usine.

Fière de son entreprise

Avant d’entrer chez Algeco, Brigitte avait occupé plusieurs postes en intérim, notamment comme agent de production sur des lignes automatisées de transformation de produits alimentaires, ainsi que chez un lunetier de luxe, où elle a appris la précision et la minutie dans son travail. Mais c’est chez Algeco qu’elle a décidé de rester. Parce que son métier lui plaît, mais aussi parce qu’elle est fière de travailler dans une entreprise qui aide ceux qui sont dans le besoin. « Nos modules ont redonné un toit aux victimes de la guerre du Kosovo, accueilli des écoliers dont l’école avait été détruite par la catastrophe AZF à Toulouse… rappelle-t-elle. Sans oublier, plus récemment, le chantier de restauration de Notre-Dame-de-Paris ou la construction d’hôpitaux pour les malades du COVID-19 en Chine ! »

Au fil du temps, elle a vu le nombre de collègues femmes augmenter. « Au début, nous n’étions que deux et souvent exposées à de petites boutades… Pas bien méchantes, mais il a fallu que je me fasse respecter. J’ai pris le parti de ne pas répondre et les plaisanteries ont vite tourné court. Ensuite, je n’ai jamais eu de problème. »

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Un voyage intérieur

Son périmètre, lui aussi, a évolué. À présent, outre le nettoyage, elle est également chargée de poser les finitions : poignées de portes et de fenêtres, joints d’étanchéité au sol, plaque d’immatriculation des modules… Un travail minutieux qu’elle exécute toujours selon le même déroulé : « En entrant, je lis le plan et je vérifie si tous les éléments sont bien à leur place. Dans le cas contraire, j’alerte le contrôle qualité. Si tout est correct, je commence à nettoyer : d’abord le bas de plafond, puis les panneaux et les vitres. Ensuite, je pose les finitions et j’achève par un coup de serpillère. Cela me prend entre 10 et 45 minutes selon la configuration. » Au total, une vingtaine de modules passent chaque jour entre ses mains expertes.

Le travail est devenu moins pénible, même s’il reste assez physique. « Autrefois, se souvient-elle, les panneaux étaient stockés à l’extérieur et se salissaient beaucoup. Il fallait énormément de temps pour les nettoyer. Aujourd’hui, ils sont filmés et entreposés en intérieur, ce qui les expose moins aux intempéries. J’étais aussi chargée de découper les revêtements de sol, mais à présent, c’est une machine qui le fait. »

Ce qu’elle préfère dans son poste ? « Voyager sans me déplacer, répond-elle en souriant. Belgique, Italie, Espagne… Les modules sont envoyés partout dans l’Europe, ça me fait rêver ! »

Envie de découvrir un autre portrait ?

Découvrez celui de Jennifer Perrote, électricienne, celui de Fanny Corona, technicienne qualité ou de Floriane Keravec, en charge des finitions.

 

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