Un jour à Saint-Amour : rencontre avec Christophe Pobel

Nous continuons ici la visite du site de production Algeco à Saint Amour avec l’interview de Christophe POBEL, électricien. Un poste de plus en plus important avec le degré de technicité de plus en plus élevé des modules.

 

En quoi consiste votre travail ?

Nous sommes 4 électriciens à effectuer le câblage des modules neufs, tout juste sortis du conformateur, étape de montage des ossatures. En période haute, comme c’est le cas en ce moment, des intérimaires viennent nous prêter main-forte. Au quotidien, nous travaillons sur des câblages « standards », mais aussi sur des installations « à la carte », en fonction de la demande du client.

Je suis par exemple en ce moment sur le raccordement d’un sanitaire, d’un réfectoire et de salles de classe Progress. Demain, nous pouvons avoir à poser des goulottes pour accueillir du matériel informatique ou à brancher une climatisation. Nous effectuons des tâches très variées et nous travaillons sur toutes les gammes, sans exception. Signalons que nous faisons essentiellement de l’assemblage sur des modules neufs. Depuis le rachat de Touax, nous réalisons également des travaux de rénovation afin d’adapter les modules aux standards d’Algeco.

 

Avez-vous remarqué des évolutions dans votre travail au fil des années ?

Je suis chez Algeco depuis plus de 20 ans et oui, la nature de notre travail a considérablement évolué. Tout d’abord, il y a beaucoup plus d’électronique intégrée aux modules. Par exemple, nous posons toujours des interrupteurs, mais ils sont aujourd’hui, la plupart du temps, associés à des détecteurs de présence ou de mouvement.  La pose de détecteurs constitue désormais l’un des volets les plus importants de notre activité. On sent arriver le module 100 % connecté à vitesse grand V ! Les préréglages se font à l’installation, mais nous sommes chargés de l’assemblage de tous ces composants indispensables au bien-être, à la performance et à la sécurité dans les modules.

Ensuite, la prévention des accidents est désormais le nerf de la guerre. Certes, cela a toujours été une priorité chez Algeco, mais c’est aujourd’hui plus vrai que jamais.

Enfin, nos outils de travail se sont modernisés, dans le sens d’une simplification des tâches. Nous pouvons nous concentrer sur le cœur de notre métier, le câblage et l’assemblage, plutôt que de passer du temps à préparer nos équipements avant de les monter. Le site est depuis 2016 équipé du matériel de pointe en matière d’électricité, et nous le ressentons en termes de rapidité et de simplicité.

 

Quelle est votre journée type ?

Chaque jour commence par une réunion de 10 minutes minimum, à 7h30, avec le responsable d’équipe. Il est question des éventuels problèmes rencontrés la veille, des priorités de la journée et bien sûr, de sécurité : c’est une constante, ici, on ne transige sur rien dans ce domaine !

Quand nous nous installons à nos postes de travail, le « magasin » nous a préparé le matériel à installer en fonction des commandes : les modules nous arrivent à la chaîne et nous les assemblons les uns après les autres, en fonction de leur « cahier des charges ».

 

Plus de 20 ans après, qu’est-ce qui vous anime toujours au quotidien ?

La polyvalence des tâches à accomplir, indiscutablement ! Et puis, être électricien chez Algeco est de plus en plus un métier de haute précision. J’aime ça, car je suis assez perfectionniste : les installations les plus complexes, avec du câblage un peu délicat, ça me plaît !

Les problématiques varient d’un client à un autre… et quand ça bloque, on se réunit tous pour trouver une solution autour de notre chef d’équipe. À ce sujet, il y a une vraie solidarité sur le site : si l’on a besoin d’un coup de pouce pour une installation en urgence et assez « lourde », mes collègues me prêtent main-forte. Et vice-versa. Il ne faut jamais perdre de vue que si les délais sont importants, c’est la qualité des modules qui prime. Nous sommes tous tournés vers cet objectif. C’est aussi la raison pour laquelle nous sommes régulièrement soumis à des renouvellements d’habilitation, en termes de sécurité, mais aussi de maîtrise des outils, de connaissances générales…

Pour finir, l’arrivée massive des détecteurs dans les modules nous place plus que jamais « au centre du jeu », nous, électriciens. Notre métier est de plus en plus important : c’est très valorisant ! Et ce n’est que le début car l’air du « tout connecté » va nous amener à installer des dispositifs intelligents, performant et étonnants… même pour nous, spécialistes !

 

La pose de capteurs constitue l’un des volets les plus importants de notre activité… on sent arriver le module 100 % connecté à vitesse grand V !

Christophe POBEL

Electricien

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