Construire l'école de demain

C’est la rentrée des classes ! À cette occasion, Algeco vous propose de parler de l'école qui -en France- est sensiblement restée la même que celle de nos parents et grands-parents. Or « dans un monde en évolution, si on ne change pas aussi vite que son environnement, on devient obsolète » ⁠1, estime François Taddei, directeur du centre de recherches interdisciplinaires. Et si, pour transformer l’école, on commençait par modifier la salle de classe elle-même ?

 

Des études récentes ont montré que l’ergonomie et l’aménagement des salles de classe pouvaient avoir un impact important sur les résultats des élèves⁠2. Algeco accompagne les directeurs d’établissement qui souhaitent réinventer la salle de classe pour mieux répondre aux besoins des élèves et professeurs.

 

La salle de classe a un impact sur les résultats scolaires

D’après les adeptes du responsive design*, l’environnement physique d’une salle de classe peut être conçu spécifiquement pour faciliter l’apprentissage des élèves. Pour eux, l’architecture doit tenir compte du fait que les apprenants interagissent avec leur environnement pédagogique, et que ce dernier doit donc être adapté à leurs attentes 3.Cela tient parfois à peu de choses, un simple changement de disposition des tables par exemple. La disposition classique en rangée n’a pas le même effet qu’une disposition en U (qui permet aux élèves de dialoguer plus facilement) ou en îlots (qui favorise l’entraide entre les élèves, réunis en petits groupes autour d’une table 4). Chacune de ces dispositions a un impact différent sur le niveau de bruit dans la salle, la capacité de mouvement du professeur, la facilité à prendre des notes inscrites au tableau… À chaque disposition son usage privilégié : une classe en U sera ainsi plus adaptée à un cours de langues, une classe en rangée à un cours magistral, une classe en îlots à des ateliers collaboratifs. 

À chaque disposition son usage privilégié : une classe en U sera ainsi plus adaptée à un cours de langues, une classe en rangée à un cours magistral, une classe en îlots à des ateliers collaboratifs.

 

Autant de configurations de salles de classes que d’écoles

Bruno Vergnes, enseignant en français au collège innovant Pierre Emmanuel de Pau, a repensé l’espace de sa classe avec le concours de ses élèves. Elle a été aménagée de telle sorte à créer différentes atmosphères, selon les besoins des élèves. Ainsi, le premier rang accueille les élèves en déficit d’attention, suivi par quatre îlots de quatre élèves, puis par une rangée au fond de la classe où s’installent les élèves les plus performants et autonomes. Une armoire placée à angle droit permet de libérer un coin lecture/sas de décompression muni d’un petit fauteuil et d’une table couverte de livres. Un mange debout (pour les élèves ayant du mal à tenir en place) et une plante verte (il est prouvé qu’un brin de nature a un effet calmant sur les élèves en zone urbaine⁠5) viennent compléter le tableau. 

Une expérimentation pédagogique similaire a été menée par Emmanuel Grangé, professeur d’histoire-géographie, au Collège Waldeck-Rousseau, dans sa classe LAB, un learning lab (laboratoire d’apprentissage) qui souhaite « bouleverser l’architecture scolaire pour rendre les élèves vraiment acteurs de leurs apprentissages⁠6 ». La classe est évolutive grâce à du mobilier modulaire tel que le cube iMO-LEARN. L’élève peut le déplacer ou en empiler plusieurs à sa guise, pour s’en servir comme tabouret ou support d’écriture… Couplé à une application et à un capteur digital intégrable, ce cube permet également à l’élève de répondre à des quizz interactifs par le mouvement du cube (en montant dessus, en le secouant dans un sens ou l’autre).

 

L’école de demain : plus numérique et plus verte ?

Le numérique permet d’ailleurs d’enrichir l’environnement scolaire. Thierry Fleury-Graff, professeur de droit à l’Université de Rennes 1 a ainsi intégré Twitter à sa pratique pédagogique. Pendant ses cours magistraux qui réunissent jusqu’à 300 personnes en amphithéâtre, il invite ses étudiants de première année de licence à lui poser des questions sur ce réseau social. « L’interactivité est compliquée face à un effectif aussi nombreux, explique-t-il. Twitter permet d’établir un lien entre l’amphi et le prof »7. Olivier Wong, enseignant en productique à l’IUT de Rennes s’appuie lui-aussi sur des outils digitaux. Il utilise notamment une application qui permet de générer des Questionnaires à Choix Multiples, les étudiants pouvant les consulter en direct et y répondre directement depuis leur smartphone, tablette ou ordinateur. C’est « un outil d’animation en présentiel, une façon de participer tous ensemble à une activité, de susciter des échanges », estime Olivier Wong8.

Mixant technologie et conception inventive de l’espace pour favoriser le travail de groupe, l’Université du Minnesota quant à elle dotée de classes d’apprentissage actif (active learning classrooms ou ALC). De grandes tables rondes accueillent des groupes d’étudiants, chacun étant assis sur une chaise à roulettes lui permettent de se déplacer aisément. Chaque table est dotée d’un tableau blanc et d’un écran plat, parfois aussi (dans les salles les plus grandes) d’un microphone. Comparant deux classes suivant le même cours d’Introduction à la biologie, l’un dans une ALC et l’autre dans une classe traditionnelle, l’Université du Minnesota a noté que les élèves en ALC avaient de meilleurs résultats à leurs examens9.

Dans un tout autre ordre d’idée, de nombreux établissements scolaires font entrer la nature dans leur enceinte pour sensibiliser les élèves à l’éco-citoyenneté et au développement durable. Ainsi, le collège Blaise Pascal en Essonne a créé un coin potager, ainsi qu’ « un espace dédié aux herbes aromatiques destinées à éloigner les nuisibles en évitant l’utilisation de pesticides, d’un hôtel à insectes et d’une mare pédagogique ». Le collège Pont Rousseau, en Loire Atlantique, a de son côté mis en place la culture de produits comestibles10.

 

De nombreux établissements scolaires font entrer la nature dans leur enceinte​

 

Algeco au service de l’école de demain

Technologique, écologique, innovant… À chaque école, son projet éducatif. Mais pour le mettre en œuvre, encore faut-il disposer des espaces adéquats. Étant par nature « sur mesure », le bâtiment modulaire Algeco s’adapte aux méthodes pédagogiques choisies par les directeurs d’établissement et par les professeurs. Avec un objectif en tête : si le leader du bâtiment modulaire imagine, conçoit et bâtit l’école de demain, c’est pour garantir l’avenir de nos têtes blondes.  

 


*Le responsive design désigne un courant de pensée dans la profession architecturale qui considère que l’environnement physique, les aménagements et mobiliers intérieurs ont un impact sur leurs usagers.

1 https://www.strategie.gouv.fr/debats/evolution-methodes-pedagogiques

2 https://www.salford.ac.uk/cleverclassrooms/1503-Salford-Uni-Report-DIGITAL.pdf

3 http://www.oecd.org/fr/education/innovation-education/centrepourdesenvironnementspedagogiquesefficacescele/46444102.pdf

4 https://profpower.lelivrescolaire.fr/repenser-lamenagement-de-la-classe/

5 https://www.salford.ac.uk/cleverclassrooms/1503-Salford-Uni-Report-DIGITAL.pdf

6 https://lewebpedagogique.com/2018/06/20/classe-lab-amenager-lespace-scolaire-enseigner-autrement/

7 https://www.univ-rennes1.fr/actualites/17102016/en-amphi-merci-de-garder-votre-smartphone-allume

8 https://www.univ-rennes1.fr/actualites/17102016/en-amphi-merci-de-garder-votre-smartphone-allume

9 https://cei.umn.edu/teaching-active-learning-classroom-alc

10 https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/potagers-et-jardins-pedagogiques-1354-ecoles-laureates

 

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