Vers une ville post-covid ? 5 éclairages sur les transformations en cours.

Comme nous le disions dans un précédent article, la crise sanitaire de la Covid-19 a bouleversé les interactions sociales et la ville elle-même doit se réinventer. Son visage se redessine et des initiatives émergent ici et là, pour faire face à l’urgence ou pour changer plus durablement nos façons de vivre, travailler et apprendre, etc. Zoom sur quelques unes de ces villes qui se sont transformées.

Vilnius devient une terrasse de café géante

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Se rendant compte qu’il serait impossible pour les bars et restaurants du centre-ville historique, avec ses petites rues, de respecter les 2 mètres de distance entre les tables, le maire de Vilinius, Remigijus Simasius, a décidé de leur céder quasiment tous les espaces publics gratuitement (d’autres villes comme Paris ont également cédé une partie de leurs espaces). En quelques semaines, un vaste projet de réaménagement urbain a permis à plus de 150 commerçants d'ouvrir leur porte en s’appropriant des trottoirs, des rues et des parcs, y compris la célèbre place de la cathédrale. Sans aucune redevance. La ville a également accéléré son plan de piétonisation et introduit dans le centre historique une circulation à voie unique et en boucles : les automobilistes arrivent d’un côté et partent de l’autre. Ces mesures devraient réduire de 40 % la circulation aux heures de pointe, espère la municipalité. Enfin, en mai dernier, Vilnius a transformé son aéroport en cinéma en plein air à l’occasion d’un festival : un drive-in a été installé sur une aire de trafic de l'aéroport, où les avions sont généralement stationnés, déchargés, ravitaillés et les passagers embarqués !

 

Paris à l’heure de la ville du quart-d’heure

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La crise du Covid oblige à raisonner en courtes distances… Et fournit l’opportunité de penser autrement la vie dans la ville, de redonner de la force à la proximité, de développer un maximum de services près de chez soi. Objectif : rendre accessible à pied ou par les mobilités douces (vélo, trottinette, etc.) un maximum de services peu importe où l’on habite dans la capitale. Le concept de « ville du quart-d’heure » imaginé par Carlos Moreno, un scientifique franco-colombien et professeur associé à l’IAE de Paris, où six grandes fonctions sociales à savoir se loger et produire dignement, accéder aux soins, s’approvisionner, apprendre et s’épanouir doivent être accessibles en un quart d’heure à pied ou en vélo (soit 1 à 3 km). Expérimenté dans plusieurs villes, Melbourne, Portland et Copenhague notamment, il va être mis en œuvre à Paris. Parmi les options envisagées : multiplier les utilisations d'un même lieu, en ouvrant par exemple les écoles les weekends, ou en transformant des places de parkings en garages à vélo.

 

A San Francisco, des « slow streets » contre le virus

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Place aux vélos, aux marcheurs, aux poussettes, aux enfants. La formule a été lancée à Oakland, en Californie du Nord, puis s’est propagée de l’autre côté de la baie. San Francisco a établi un parcours de 20 km où seuls les véhicules des riverains et de livraison seront autorisés. L’objectif de ces « rues lentes » est de permettre de s’aérer sans se croiser de trop près sur les trottoirs. Mais pas seulement : c’est aussi l’occasion d’aller faire ses courses en vélo sans craindre d’être renversés par une voiture.

D’autres villes, comme Portland, Boston, Minneapolis ou Philadelphie, expérimentent elles-aussi les slow streets.  Une révolution outre atlantique où les rues piétonnes sont rares. Et à la différence de ces dernières, elles sont accessibles aux vélos, skates, crayonneurs de trottoirs. C’est un espace de plein-air et de loisirs, non un passage créé par les commerçants pour favoriser le shopping. Les « slow streets » de San Francisco ne se situent d’ailleurs pas en centre-ville mais dans des zones résidentielles.

 

Toronto construit 250 logements modulaires pour les sans-abris

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S’il est une population fragile dans un contexte de pandémie, c’est bien celle des sans-abris. Dans le cadre de son Fonds d’innovation pour le logement abordable, la Ville de Toronto a accéléré la construction de 250 logements modulaires destinés aux personnes sans domicile. Il s’agira du tout premier ensemble de logements modulaires de la ville.

Les 47,5 millions de dollars investis en deux phases permettront de créer des logements permanents de grande qualité, contribuant ainsi à ce que tous les résidents de Toronto aient un logement abordable qui répond à leurs besoins, tout en réduisant la pression sur les centres d’hébergement.

 

Pendant la crise, le modulaire fait école à Bordeaux… et partout ailleurs

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Distanciation sociale et mesures barrières oblige, les collectivités locales ont aussi dû faire évoluer le visage de leurs écoles. Si le modulaire est depuis longtemps une solution privilégiée pour les élèves en quête de savoir, la rentrée 2020 s’est avérée particulièrement chargée. Algeco a ainsi accompagné tous les établissements scolaires en manque d’espaces pour accueillir les élèves et leurs professeurs. Au total, plus de 20 000 m2 de salles de classe ont été livrées sur juillet et août. Des installations temporaires ou pérennes, clés-en-main pour des grandes collectivités comme Bordeaux Métropole, la Mairie de Villeneuve-La-Garenne, le Conseil Départemental de Haute Savoie, celui de Seine-et-Marne, la CMAR PACA, les villes de Castries et Nogent sur Oise, et bien d’autres encore.

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