L'ère de la construction modulaire

La construction modulaire – longtemps cantonnée aux bases vie sur les chantiers et aux situations d’urgence – se développe dans tous les secteurs. De la maternelle au bureau en passant par le club de sport, elle est partout et pour longtemps. Son secret ? Sa flexibilité, qui séduit à la fois les collectivités locales en prise avec les évolutions démographiques et les utilisateurs que nous sommes.

 

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Rennes Métropole a fait appel à Algeco pour construire une salle périscolaire autonome à côté d’une école pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves.

 

Le modulaire, un mode de bâti à part entière

Dans les années cinquante, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux projets de construction sont lancés. Les bâtiments modulaires fleurissent un peu partout pour accompagner les chantiers et pour loger rapidement les populations. (1) Inscrit depuis cette époque dans le paysage mondial, le modulaire connaît aujourd’hui un nouvel essor. En France, 71 % des maires d’une commune de plus de 5 000 habitants y ont déjà eu recours au moins une fois. (2) Crèches, écoles, hôpitaux, bureaux… Le bâtiment modulaire a mille et une facettes. S’il souffre encore d’idées reçues – un usager serait moins heureux dans un bâtiment composé d’éléments préfabriqués que dans un bâtiment classique (3) –, les mentalités changent progressivement. Le niveau de qualité et de finitions, permis par l’industrialisation, convainc de plus en plus de maîtres d’ouvrage.

Pour les usagers, le confort est toujours au rendez-vous et peut même atteindre des sommets, en fonction de l’investissement du client en mobilier et services. L’entreprise Givaudan, leader mondial de la création de parfums et d’arômes, a d’ailleurs préféré la construction modulaire à la construction traditionnelle pour regrouper son pôle informatique dans de nouveaux locaux. Open space lumineux, cuisine aménagée, éclairage généralisé par LED… Tout a été mis en œuvre pour que les employés se sentent comme chez eux.

 

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L’Occitane en Provence, société implantée à Manosque, a eu recours aux bureaux modulaires Algeco pour maintenir son activité suite aux malfaçons constatées à la livraison de ses nouveaux bureaux.

 

Les élus ne sont pas en reste. Aujourd’hui, une majorité de maires considèrent que la construction modulaire est adaptée à tous les types de secteurs. (1) Certaines collectivités locales en sont friandes. Ainsi, la construction modulaire est particulièrement présente dans les rues de Bordeaux et de Rennes. Une augmentation importante du nombre d’élèves ? Rennes Métropole choisit le bâtiment modulaire pour la nouvelle salle périscolaire de l’école maternelle Ille. Un service du CHU de Rennes Sud ferme ? L’hôpital Pontchaillou fait appel à Algeco. La SNCF veut créer de nouveaux locaux pour ses collaborateurs ? Des bureaux modulaires élégants sont installés près de la gare rennaise flambant neuve. Des exemples parmi d’autres de l’attrait croissant des entreprises et des collectivités pour ce type de constructions.

 

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Espace de restauration, vente de presse, de petite épicerie… Easy, une « boutique du quotidien » positionnée sur le parvis de la gare de Corbeil-Essonnes, est modulaire.

 

Les bâtiments évoluent avec la démographie

63 % des maires font face à une évolution du nombre d’habitants sur leur territoire. (2) Qu’elle soit en hausse ou en baisse, la démographie a un impact sur les besoins en infrastructures et sur les services accessibles aux habitants.

Quand la population décroît, les activités et services proposés sur le territoire peuvent tout simplement disparaître. De nombreuses régions sont ainsi touchées par la désertification médicale, et ce malgré les politiques publiques mises en place depuis plusieurs années. Depuis 2012, pas moins de 93 départements ont vu leurs effectifs de médecins généralistes baisser. (4) Mais c’est au sein même des départements que les inégalités d’accès aux soins sont encore plus marquées.

Le nombre de médecins diffère grandement entre les zones profitant du rayonnement de villes attractives et celles n’ayant pas cette chance. Quand on demande aux médecins pourquoi ces territoires les intéressent moins, certains évoquent le manque de revenus face à l’investissement personnel et financier demandé. (5) Louer, acheter ou bâtir un cabinet médical a en effet un coût non négligeable, sans assurance de retour sur investissement. Pour combattre les déserts médicaux, de nouvelles structures de santé voient le jour : cabinet médical partagé par des médecins aux différentes spécialités, cabinet médical connecté, etc.

 

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À Pessac, Algeco a donné naissance à une unité de consultation de 2 000 m2 dans laquelle un effort particulier a été mené pour maximiser l’exposition la lumière naturelle.

 

À l’inverse, certaines communes peinent à faire face à la croissance exponentielle de leur population. Pour garantir l’accessibilité de leurs services à tous, les collectivités locales doivent adapter leurs infrastructures. Leur marge de manœuvre est néanmoins limitée à la disponibilité de terrains sur leur territoire, que ce soit pour construire ou pour agrandir les bâtiments. Le temps où le bâti était considéré comme définitif est révolu : 61 % des maires placent la capacité d’évolution des bâtiments (ajout, déplacement et suppression d’espaces) comme quelque chose d’important sur leur territoire. (2)

La gestion de l’existant peut néanmoins être problématique. Héritage des investissements d’antan, le parc immobilier de nombreuses communes est constitué de bâtiments vieillissants, lesquels doivent non seulement être rénovés, mais de surcroît évoluer pour répondre aux nouveaux besoins et usages (via une extension, des aménagements, etc.). Engager de tels travaux n’est pas anodin dans un contexte global de restrictions financières qui poussent les maires à faire de la maîtrise budgétaire leur enjeu principal. (2) De plus en plus de collectivités locales décident d’optimiser l’utilisation des espaces en déshérence (ailes de bâtiments publics fermées, terrains inutilisés en périphérie, toits-terrasses vides) et n’hésitent pas y regrouper des services, comme en témoigne la floraison des maisons de services au public (6) partout en France. Une tendance qui n’est, par ailleurs, pas réservée au secteur public, puisque les entreprises sont toujours plus nombreuses à souhaiter mieux rentabiliser leurs propres espaces. Que ce soit pour le secteur public ou le secteur privé, la construction modulaire est de plus en plus prisée, et ce n’est pas près de s’arrêter.

Bienvenue dans l’ère du modulaire !

 

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La mairie de Servon a fait appel à Algeco pour construire les vestiaires et le club-house de son nouveau terrain de football en synthétique.

 

(1) Source : « Modular construction : from projects to products », McKinsey, 2019.

(2) Source : baromètre « Regards et attentes des élus locaux sur leur territoire et son urbanisme », CSA pour Algeco – questionnaire administré par téléphone sur fichier auprès d’un échantillon raisonné de 200 maires, octobre 2019.

(3) Source : « La construction industrialisée : un modèle d’avenir économique, social et environnemental pour le secteur de l’immobilier », Le Moniteur, 15 octobre 2019.

(4) Source : « Santé : quelle politique publique contre les déserts médicaux ? », Vie-publique.fr, 27 mai 2019.

(5) Source : « Les futurs médecins ne souhaitent pas s’installer en rase campagne », Le Dauphiné, 23 août 2013.

(6) Les maisons de services au public sont des espaces dans lesquels les habitants peuvent retrouver une panoplie de services proposés par la mairie, les bureaux de poste et les associations en fonction des besoins des administrés.

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