Le boom des smart-buildings

L’ancêtre du smart-building ou « bâtiment intelligent » date de plus de 30 ans : il s’agit de la domotique… qui n’a jamais réellement « décollé ». Trop en avance sur son temps ! Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et des télécommunications (NTIC), mais aussi la prise en compte des enjeux du développement durable, le temps du « smart building » est venu.

Un défi essentiel au service d’une urbanisation durable

Selon la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Énergie (DRIEE) : « Le concept de smart buildings correspond à l’intégration de solutions actives et passives de gestion énergétique, visant à optimiser la consommation, mais également à favoriser le confort et la sécurité des utilisateurs tout en respectant les réglementations en vigueur. »

Le smart-building n’est pas une tendance : c’est une exigence ! La terre est et sera confrontée à de multiples défis environnementaux, en premier lieu ces 2,5 millions d’habitants supplémentaires que devront accueillir les villes d’ici 2050.

L’urbanisation doit donc être durable et l’impact sur l’environnement maîtrisé. C’est le double challenge du smart-building, une révolution comparable à l’avènement de l’informatique au début d’année 80. Et pour le promoteur immobilier, l’exploitant, le fabricant, le distributeur et le consommateur, rien ne sera jamais comme avant.

Un écosystème « autoalimenté »

 

Le bâtiment intelligent est une agrégation de solutions innovantes qui se connectent entre elles, d’où son autre appellation : le bâtiment communiquant. Comme le précise la DRIEE, « c’est un pilotage automatisé des énergies du bâtiment, basé sur la communication entre les organes de répartition et de contrôle de l’énergie ».

En résumé, le smart-building, c’est une interopérabilité maximale entre…

Dans ce contexte, les utilisateurs sont acteurs du système, des « consom’acteurs ». Ce sont eux qui, par leurs changements de comportements et leur appropriation des nouvelles technologies, impactent sur leur lieu d’habitation. Voire au-delà.

Toutes les constructions concernées, traditionnelles ET modulaires

L’évolution du contexte réglementaire en faveur de la performance énergétique des bâtiments dans l’immobilier tertiaire (Loi Grenelle 1 et 2, RT 2012 et 2015) place le bâtiment intelligent au cœur des priorités des acteurs directs et indirects du secteur immobilier.

Il existe un nécessaire besoin de convergence autour des infrastructures et des services pour placer l’habitant ou le salarié au centre de toutes les préoccupations. Dans ce but, la réduction des impacts économiques et écologiques constitue le but ultime. Énergie thermique, énergie électrique et bien entendu énergies renouvelables : toutes doivent vivre « en bonne intelligence » et participer, par leur exploitation optimale, à la performance des bâtiments.

Les constructions solides d’aujourd’hui intègrent pour la plupart, à des degrés différents, le principe du smart-building. L’immeuble est désormais pensé comme un quartier, un village.

 

Ce qui est valable pour les bâtiments traditionnels l’est aussi pour la construction modulaire. Algeco fait figure de précurseur avec son Pack Éco-Durable. Il regroupe de nombreux services permettant de réaliser des économies d’énergie de manière simple et efficace dans les modules. Les postes d’éclairage, de chauffage, de climatisation et d’eau sont optimisés de diverses façons : robinet temporisé avec mitigeur et clapets anti-retour pour douche, tableautin avec horloge programmable, convecteur intelligent… La conception du premier vestiaire séchant à extraction d’air, produit breveté Algeco unique sur le marché, s’inscrit également dans cette quête « d’énergies autoalimentée », véritable Graal du smart-building.

Les enjeux décisifs de l’énergie positive

L’objectif à terme est de mutualiser l’approvisionnement et la consommation des bâtiments. Et demain, des quartiers, et pourquoi pas des villes entières. Cela concerne aussi bien l’eau, le chauffage, l’électricité ou encore les déchets. Pour les occupants, le bâtiment intelligent se traduit par 4 gains majeurs :

  1. Réduction de la consommation d’énergie
  2. Augmentation du confort à domicile ou au travail : chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, volets électriques…
  3. Meilleure surveillance et donc une sécurité décuplée dans le bâtiment,
  4. Amélioration de l’efficacité énergétique globale des bâtiments.

Selon l’ADEME, le bâtiment est le secteur le plus énergivore…

On considère qu’un bâtiment intelligent disposant de technologies de commandes avancées peut permettre d’économiser jusqu’à 20 % de l’énergie globale. D’où cette notion d’énergie positive née du smart building.

L’ADEME confirme également la faisabilité d’un mix électrique à 100 % de sources renouvelables. Le seul parc photovoltaïque installé sur les toits pourrait produire à terme 34,8 % de la capacité de production électrique.

L’enjeu est donc économique pour les grands constructeurs et groupes immobiliers, mais aussi pour les entreprises qui voient dans le bâtiment intelligent une opportunité de « booster » leur efficacité et leur rentabilité. Et tous les bâtiments sont concernés, pas seulement les nouvelles réalisations, puisque la rénovation constitue aujourd’hui plus de 60 % du CA global du secteur du smart-building.

 

LE POINT DE VUE DE L’EXPERT

D’ici à 2020, la réglementation européenne imposera que tous les nouveaux bâtiments aient une consommation nulle. En France, tous les nouveaux bâtiments devront être capables de produire plus d’énergie qu’ils n’en consommeront. Des « ultra-smart buildings » en quelque sorte. Quand on sait que le coût d’un immeuble est seulement de 20 % par rapport à son coût d’exploitation de 80 %, on prend conscience des enjeux financiers et sociétaux liés à cet objectif ! 

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