Faire face à la crise du sanitaire du coronavirus

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Cela fait maintenant plus d’un an que la pandémie de Covid-19 est venue bouleverser nos vies. Comment Algeco s’est-elle organisée pour faire face à la situation ? Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le point avec Damien Ivaldi, directeur Exploitation d’Algeco.

Le 17 mars 2020, la France annonçait un premier confinement pour freiner la propagation du coronavirus. Quel en a été l’impact sur l’activité d’Algeco ?

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À ce moment-là, notre activité a connu un coup d’arrêt assez brutal, avec très peu de livraisons et des restitutions gelées. Néanmoins nous avons décidé de rester ouvert pour répondre à la demande de certains clients.

La période s’étendant de mi-mars à début mai a été calme mais nous avons priorisé nos livraisons pour répondre aux besoins spécifiques liés au COVID : espaces d’accueil, extensions d’hôpitaux, centres de test, …

Dès le début de la crise, afin d’assurer la sécurité de nos collaborateurs, nous avons adapté l’organisation de nos parcs et chantiers et revues les règles d’intervention de nos équipes en s’appuyant notamment sur les préconisations de l’OPPBTP*⁠ et la médecine du travail :

  • Visière et masque : nous avons utilisé des visières puis assez rapidement des masques systématiquement dès que nous en avons reçus.
  • Nettoyage des mains et des outils
  • Aération des modules
  • Aménagement d’horaires, pauses décalées
  • Accueil spécifique dans des espaces dédiés pour les sociétés externes (transporteurs, livreurs)
  • Adaptation des camions de nos équipes Montage (gel hydroalcoolique, eau, rubalise, …)

Comment cela s’est-il traduit sur le terrain ?

Toutes nos équipes, techniciens, monteurs, chefs de chantiers, conducteurs de travaux et l’encadrement ainsi que nos sous-traitants sont formés au respect de l’ensemble des règles sanitaires. Et quand on intervient sur un site, on délimite notre zone d’intervention afin d’éviter de croiser d’autres personnes et de respecter la distanciation sociale. Nous désignons également sur les chantiers un référent Covid

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À quel moment avez-vous perçu une reprise d’activité ?

Dès le milieu du mois de mai, nos clients nous ont demandé de livrer beaucoup de constructions modulaires pour rapidement redémarrer leurs activités ou bien compléter des bases vies existantes pour respecter les nouvelles contraintes sanitaires.

Ce fut même une sorte de course poursuite jusqu’à la mi-novembre : nous avons dû faire face à la fois à une forte demande et à une pénurie de modules par manque de restitutions. Il nous a donc fallu être inventifs et trouver des solutions, telles que la remise à niveau d’un certain nombre de modules de notre flotte.

Le confinement a démocratisé le recours au télétravail dans certaines activités. Qu’en est-il du côté d’Algeco ?

Pendant le premier confinement, le télétravail s’est plutôt bien passé pour les personnes éligibles grâce à la performance de notre direction informatique. Lors du second, en revanche, de nombreux collaborateurs ont verbalisé leur besoin de se rencontrer en présentiel pour ne pas être coupés de leurs équipes et pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Il nous revient de trouver le bon dosage présentiel-télétravail et l’accompagnement adéquat.

Par exemple, l’équipe exploitation nationale a suivi en avril dernier une formation sur le travail en équipe à distance, comment s’organiser, comment utiliser certains outils informatiques … Cela nous a permis de réfléchir à notre fonctionnement individuel et en équipe. A l’issue de cette formation, nous avons convenu de faire des conférences téléphoniques de deux heures toutes les deux semaines. En décembre, nous avons unanimement conclu que cela ne fonctionnait pas. Nous avons remplacé ce point audio par une réunion mensuelle en présentiel d’une demi-journée jusqu’au 3e confinement.

Et en ce qui concerne les agences commerciales ?

Nous nous sommes rendus compte qu’il fallait accompagner les personnes en agence qui ne vivent pas très bien le télétravail à cause de l’isolement. Il n’y a pas de méthode unique, cet accompagnement est adapté en fonction des personnes, des managers et des équipes : cela passe par des appels informels, des « rituels » formalisés ou du présentiel. Une personne dans mon équipe a par exemple institué un café visio hebdomadaire : une quinzaine de minutes pendant laquelle les collaborateurs discutent de manière informelle comme s’ils étaient autour d’une machine à café. De quoi entretenir l’esprit d’équipe qui est essentiel dans notre métier !

Nous avons la chance d’avoir eu peu de cas de COVID dans mon équipe. Nous avons pu nous adapter à ces nouvelles contraintes, rester proche de nos interlocuteurs en Agence et Chantier, afin de collectivement continuer à servir au mieux nos Clients.

 

 

*L'OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) a mis en ligne un référentiel à destination des acteurs du BTP sur la façon de gérer au mieux un chantier en intégrant des contraintes sanitaires.

 

 

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